Identification
Veuillez vous identifier

Mot de passe oublié?
Rechercher


Recherche avancée

L’avion, symbole de liberté et de prospérité

Le Coin du Ronchon
La Nation n° 2292 14 novembre 2025

Il y a quelques décennies, on voyait des soucoupes volantes au-dessus des champs. On pensait qu’elles venaient de Mars. Le sujet passionnait les foules, mais on n’avait pas vraiment d’informations fiables, pas d’images, pas de descriptions précises.

Aujourd’hui, on voit des drones au-dessus des aéroports. On pense qu’ils viennent de Russie. C’est «le» grand sujet médiatique du moment, mais on n’a pas vraiment d’informations fiables, pas d’images, pas de descriptions précises.

Les soucoupes volantes ne provoquaient pas de dégâts, à part quelques marques circulaires dans les champs. Les drones, eux, entraînent aujourd’hui de graves perturbations du trafic aérien sur toute l’Europe.

Les adversaires les plus acharnés du trafic aérien ont été jusqu’ici les militants écologistes – parce que l’avion, c’est mal; ça pollue, ça détruit le climat et ça offre trop de liberté aux gens. On ne saurait pourtant soupçonner les drones perturbateurs d’aujourd’hui d’être télécommandés par des militants écologistes; on nous assure en effet qu’ils sont pilotés depuis le Kremlin et il y a peu de militants écologistes là-bas. Cela permet à l’officialité politico-médiatique de conclure que les perturbations du trafic aérien, qui auraient été considérées comme bénéfiques pour le climat en temps normal (on nous l’a beaucoup répété il y a cinq ans), constituent aujourd’hui une atteinte grave à la liberté et à la prospérité de nos sociétés démocratiques.

Qui eût cru que les voyages en avion retrouveraient aussi rapidement leurs lettres de noblesse, et que voler vers des horizons proches ou lointains deviendrait un acte de résistance? Mlle Thunberg doit beaucoup en vouloir à M. Poutine de ce retournement spectaculaire.

Vous avez de la chance, cet article est en accès public. Mais La Nation a besoin d'abonnés, n'hésitez pas à remplir le formulaire ci-dessous.
*



    Les abonnements souscrits au 2e semestre de l'année courante sont facturés à demi-prix.
 
  *        
*
*
*
*
*
*
* champs obligatoires
Au sommaire de cette même édition de La Nation: